Le dimanche 1er février, fête de la vie consacrée devancée. Tous les consacrés et jeunes en formation étaient conviés à une célébration eucharistique à la paroisse St Gabriel, à 10 heures. Elle était présidée par Mgr l’évêque auxiliaire, Mgr Léonard. Ce sont les sœurs junioristes qui ont chanté. C’était une belle chorale accompagnée par les scholastiques des différentes congrégations masculines. La célébration avait été bien préparée : bénédiction des cierges et procession vers l’église, la procession des offrandes était particulièrement symbolique.
Après cette célébration, nous étions invitées à un repas à la communauté des Canossiennes, proche de St Gabriel. Elles ont la direction du Lycée Anuarite. La salle qui nous accueillait était magnifiquement décorée. Le repas avait été préparé la nuit précédente et le dimanche matin. Chaque communauté avait cotisé. Tout était de qualité. Sœur Annie MATATA et Thérèse LIOTOLE ont assuré une grosse part dans la préparation de ce repas. Les junioristes assuraient le service. Très bonne ambiance fraternelle. C’était l’occasion pour moi de saluer de nombreux religieux et religieuses connus que je ne reverrai pas pendant mon séjour.
Les lundi, mardi et mercredi, 2 au 4 février, étaient consacrés à la communauté du noviciat. Quelques visiteurs se sont aussi présentés.
Jeudi matin 5, à 7h30, nous avons commencé notre voyage vers Basoko en pirogue : 10 heures de voyage puisque nous avons accosté à 19h30. Nous étions quatre sœurs à voyager : sœurs Annie MATATA, Lucie SHINDANO, Florida KAHINDO et moi-même. Beaucoup de vent par moment sur le fleuve, ce qui n’est pas favorable. La communauté des Prêtres du Sacré Cœur de Jésus composée de quatre prêtres et d’un frère était réduite à un prêtre car les autres étaient tous à l’Assemblée provinciale à Kisangani, du lundi 2 au samedi 7. Un conseiller général camerounais venu de Rome, participait à l’Assemblée.
J’ai consacré mon temps à des rencontres personnelles avec les sœurs, une rencontre communautaire et la visite des institutions où travaillent les sœurs : Centre de santé et deux écoles. Les sœurs qui m’accompagnaient sont allées visiter le terrain que nous avons récemment acheté. Sur ce terrain, doit être construite une maison d’habitation pour la communauté car celle où elle réside actuellement est proche de la rivière Aruwimi et l’érosion est très importante.
Le dimanche 8, selon la tradition, nous avons été présentées, à la fin de la messe, à la communauté paroissiale qui regroupait 1800 personnes. Au cours de cette présentation, les sœurs qui ont vécu à Basoko ont été citées et remerciées. Chants et danses étaient au rendez-vous. Nous avons salué les familles des sœurs originaires de Basoko. Certaines sont venues nous rendre visite.
Le lundi matin 9, c’était déjà le retour. Départ prévu à 3 heures du matin mais à cause d’une grosse pluie, nous avons quitté à 4 heures. Tonnerre, éclairs et un peu de pluie nous ont accompagnées pendant un moment. Le reste de la journée a été calme et pas trop chaud. La pirogue était équipée d’un toit qui nous abritait des intempéries. Bonne initiative de Sœur Annie MATATA.
Le voyage retour commencé à 4 heures s’est terminé à minuit. Le moteur n’était pas très puissant. A cette heure tardive, il n’était pas prudent qu’une sœur prenne la voiture pour nous chercher et nous reconduire dans les différentes communautés. Nous avons donc passé le reste de la nuit dans la pirogue jusqu’au lever du jour. Ce sont les imprévus et les surprises du voyage !
A partir de mercredi 11 février, je vais passer trois jours dans chaque communauté. Dans l’ordre : Tshopo – Postulat – Lulua et Mère Marie Pascal avec différentes réunions et rencontres qui vont s’ajouter.
Le séjour d’un mois sera vite passé.
Nous pensons à vous toutes à Saint-Méen-le-Grand et ailleurs, particulièrement aux sœurs malades dont j’ai reçu des nouvelles. Notre pensée et notre prière les accompagnent. Salutations aussi au personnel de la Maison-Mère et de l’EHPAD.
Au 3 mars ! C’est ce qui est prévu.
Sœur Angèle SICOT
